Jour 38 – Castañeda – 23 km – Total : 741 km

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Je part à 7h45. Le lever du soleil est magnifique. Je croise encore et toujours de beaux petits villages. Chacun a son lot de «séchoir à maïs» parfois en piteux état. On voit qu’ils s’en servent beaucoup moins qu’avant. D’ailleurs, comment font-ils sécher leur maïs maintenant ?

Je croise de belles grandes demeures où vivent probablement des gens travaillant à Melide ou Arzúa. Les chemins sont larges et propres. En Galice, il y a des poubelles partout et les déchets sont rares, contrairement à ce que j’ai vu en Castille.

Il fait encore très beau. C’est incroyable de penser que je n’ai eu qu’une seule journée de pluie jusqu’à maintenant.DSCN2556En arrivant à Melide, je passe devant un restaurant dont une partie est ouverte sur la rue. Un homme y fait cuire des poulpes qu’il coupe ensuite en morceau avec des ciseaux. Je le regarde faire, complètement fascinée. Il me tend alors un morceau et dit (en espagnol) : Goûte ! «No ! No ! Gracias !» que je réponds. Et il répète encore et me tend le morceau avec insistance. Je finis par le prendre du bout des doigts et je le regarde, pas trop certaine de ce que je vais faire. J’y goûte. «Oui merci, c’est bon…» et je me sauve de peur qu’il m’en offre un autre morceau. excited

Je reprends ma marche et après la ville, je me retrouve dans un sentier magnifique, bordé d’eucalyptus et de chênes. Il fait beau et chaud. Je croise un endroit où, pour 1 euro, je peux avoir un petit plat de framboises. Je n’hésite pas et j’en prends un. Elles sont délicieuses.

Et là, je suis trop fatiguée, je décide de m’arrêter. J’aurais aimé me rendre à Ribadiso, mais bon, c’est quand même une bonne journée. Il est 14h45 et je n’en peux plus. Je me trouve une chambre dans une albergue privée dont les chambres sont à l’étage. C’est tout neuf. Il y a 5 lits dans le petit dortoir et je suis avec une famille allemande soit les parents et leurs deux enfants qui font le chemin avec eux. Assez spécial.

Je mange avec eux pour le souper qui est d’ailleurs très copieux. Le propriétaire du bar n’est pas content parce que je ne mange pas tout ce qu’il y a dans mon assiette. Ben oui mais monsieur, je vais éclater  !